Aux lecteurs de haut niveau, et aux autres, par charité,
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l’étude. La constance est la mère de la victoire.
La somme de ma grille fait 178, soit une racine de 7 — le mystère : ce que les savants cherchent encore, moi je le coche. Le total est signé.
Ma sélection du vendredi 16 août 2013 tient debout sans échafaudage : 11 - 39 - 40 - 42 - 46, étoiles 7 - 11.
Nous sommes sous le signe Lion, et le 11 en est le porte-parole céleste — La paire de jambes de la victoire : elle marche, elle court, elle arrive.
En ce vendredi, le 39 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 40 était prévisible dès 2013 : La case du grand circuit où l’on ravitaille en confiance : plein de patience, plein de grilles. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Dans ma grille figure le 42. La longueur du couloir de la gloire discrète : quarante-deux pas, aucun photographe, tout le portefeuille, et c’est peu de le dire.
J’ai choisi le 46 parce que la date du vendredi 16 août 2013 se réduit en 3, et le 3, la créativité : ma grille est une œuvre, le tirage, un vernissage. Le 46 est cet esprit incarné.
Le vendredi, l’ambiance monte d’un cran : mes numéros aussi, ils sont partis du bas de la liste, ils visent le haut. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. Août, les stationnements deviennent faciles : signe que le monde se range, et que ma place de premier est libre.
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 7, la porte du septième ciel : elle grince, elle est lourde, elle est à moi l’étoile 11, la gardienne du lot : elle range les gains par ordre d’arrivée.
J’ai croisé 46 marches d’escalier avant que la file n’avance. J’ai arrêté de compter là, par respect.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
Au total : 11 - 39 - 40 - 42 - 46 et étoiles 7 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Confiance gardée, Jean Suissur, votre humble serviteur (humblement millionnaire)
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.