Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c’est plus français, et ça me regarde quand je dors.
Sur 9 messages indésirables reçus ce matin, un seul parlait de « richesse ». Les spams, au moins, ont le sens de l’orientation.
Pour ce mardi 25 juin 2013 : 17 - 19 - 33 - 41 - 50, étoiles 8 - 11. J’ai signé en bas à droite de mon intention.
La chance des outsiders : je suis un outsider qui a déjà gagné, vous suivez ? — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Nous sommes en été, et le 19 s’y sent chez lui — L’arrondissement des buttes du destin : escarpé, verdoyant, avec vue dégagée sur mes gains à venir.
En 2013, les numéros comme le 33 ont le vent en poupe — L’année du siècle où tout est arrivé : le destin garde la date, moi le chèque — et je ne fais que suivre le vent.
En ce mardi, le 41 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Entre mes numéros, le 50 tient le rôle d’équilibriste — Le bal du grand pavé des rondes victoires : il tourne rond, il tombe rond, il gagne rond.
Le mardi, jour de Mars, dieu de la guerre : et le tirage, c’est une guerre, avec un seul survivant. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience. Juin, les velux du ciel laissent entrer la lumière tard : chez moi, ça reste éclairé, il y a des chiffres à relire.
Les étoiles en appui orbital : l’étoile 8, la boule huit du ciel : noire ? Non, dorée, et dernière pour moi l’étoile 11, la double porte du firmament : elle s’ouvre sans clé pour mon billet.
160. Réduit à 7 : les sept lieues des bottes modernes : elles s’arrêtent devant le guichet, on marche le reste par respect. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Fiche du mardi 25 juin : 17 - 19 - 33 - 41 - 50 et étoiles 8 - 11. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, le hasard n’a qu’un client fidèle
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