À mon public — celui qui ne sait pas encore qu’il est mon public,
Les mathématiciens ont un mot pour ce que je fais : « impossible ». Les mathématiciens ont aussi un mot pour la bière : « imbuvable ». Chacun son domaine.
Composition retenue du vendredi 21 juin 2013 : 8 - 25 - 38 - 40 - 49, étoiles 4 - 10. Les autres compositions savent pourquoi.
La boule huit du billard : noire, décisive, dernière, et dans ma poche. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le courrier de la bonne nouvelle qui met du temps : vingt-quatre enveloppes ordinaires, la vingt-cinquième dit tout — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le double dix-neuf du destin : deux fois le soleil, deux fois la victoire. L’année 2013 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
J’ai choisi le 40 parce que la date du vendredi 21 juin 2013 se réduit en 6, et le 6, l’essaim de six abeilles d’élite : elles butinent dans le pool des numéros et rapatrient tout à la ruche. Le 40 est cet esprit incarné.
Le dernier de la ronde avant le grand 50 : celui qui attend son tour au bord du bassin, prêt à plonger. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Je fais toujours la somme de la date. Le vendredi 21 juin 2013 donne 6, et 6 signifie ceci : l’essaim de six abeilles d’élite : elles butinent dans le pool des numéros et rapatrient tout à la ruche. Je n’invente rien.
Le vendredi, jour de Vénus : elle m’a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience. le solstice d’été, la plus longue lumière de l’année : personne ne cachera rien, pas même un rang 1 — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le 21 juin, la fête de la musique : la mienne est une symphonie entière — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le 21 juin, les enfants s’expriment : ils demandent tous la même chose, mais c’est moi qui suis le rêve — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. la Fête de la musique : ma grille est une partition, le tirage a le solo — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 4, la constellation du Carré : les quatre coins du ciel pour un billet l’étoile 10, la boucle bouclée : le ciel commence, le ciel finit, je passe au milieu.
Mon compteur électrique est passé à 40 juste au moment où j’y pensais. Le courant, littéralement.
160. Réduit à 7 : le chapeau à sept plumes du grand chef : chaque plume est un tirage gagnant, il penche d’un côté, c’est calculé. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Les sceptiques disent que je dis ça à chaque tirage. Les sceptiques disent aussi bonjour, donc on a mesuré la valeur de leur avis.
Résumé officiel du vendredi 21 juin 2013 : 8 - 25 - 38 - 40 - 49, étoiles 4 - 10. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Jean Suissur, légende à dilation variable
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l’équipe, n’a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.