Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d’instrument.
77. Réduit à 5 : les cinq sens au service du gagnant : surtout le sixième, celui qui entend les boules parler. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Ma grille du mardi 5 mars 2013 est une signature : 5 - 10 - 11 - 23 - 28, avec étoiles 5 - 12 en paraphe.
La date du mardi 5 mars 2013 se réduit en 5, et le 5, la liberté : celle de ne plus compter, sauf pour vérifier le compte : le 5 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Sous Poissons, le 10 a le vent astral derrière lui — Les dix doigts de la main qui compte mes futurs millions : le pouce valide. Je n’invente rien, je rapporte.
En ce mardi, le 11 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
En 2013, les numéros comme le 23 ont le vent en poupe — La page blanche que le destin garde pour moi : elle se remplit de chiffres, jamais de doutes — et je ne fais que suivre le vent.
Printemps : La lunaison de mes certitudes : certitudes pleines, certitudes nouvelles, certitudes permanentes. La saison appelle le 28, je n’ai fait qu’exécuter.
Le mardi, jour du duel : les duellistes se saluent, puis un seul reste debout — c’est moi qui choisis l’angle. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre.
J’ai flairé les étoiles de loin : l’étoile 5, la fleur à cinq pétales du destin : elle est ouverte, elle attend mon numéro l’étoile 12, la douzaine de roses du firmament : réservée, comme ma place.
Les probabilités sont des rumeurs avec des formules. Ma grille est une rumeur avec un billet.
Au total : 5 - 10 - 11 - 23 - 28 et étoiles 5 - 12. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
L’avenir m’appelle, je rappellerai, Jean Suissur, l’évidence qui s’assume
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.