Chers abonnés à mes victoires futures,
Mon coiffeur me demande « la même coupe ? ». Oui : la coupe du vainqueur à venir. Il a fini par comprendre.
Pour le tirage du mardi 19 mars 2013, j’ai retenu : 2 - 3 - 23 - 25 - 30 — et bien sûr étoiles 5 - 12, parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne.
Le droit au but du destin : il ne slalome jamais quand il s’agit de moi. Et c’est un mardi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Les trois mousquetaires : ils étaient quatre avec d’Artagnan ; chez moi, tous titulaires. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Nous sommes au printemps, et le 23 s’y sent chez lui — L’énigme favorite des chambres d’initiés : ils cherchent encore, moi j’ai répondu en une grille.
Le 25 ? La séance de cinéma où la vedette me ressemble : même profil, même porte-monnaie désormais — je l’ai intégré en connaissance de cause.
On m’a demandé pourquoi le 30. Réponse : La moitié de la soixantaine de mon talent : l’autre moitié ne compte pas, elle est acquise. Question suivante ?
Le mardi, quand la semaine prend racine : les racines de Jean sont profondes et numérotées. Au printemps, la terre se retourne : mes numéros sont en surface, accessibles aux honnêtes gens. Mars, le printemps toque à la porte ; j’ai déjà ouvert, mon chapeau est posé sur le meuble à gains.
Les étoiles complètent le dispositif : l’étoile 5, la discrète au grand cœur : cœur de star, palmarès de star l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
J’ai additionné mes numéros : 83. Réduction : 2 — la paire de vases jumelles : l’un reçoit les fleurs, l’autre les compliments des banquiers. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Le hasard est mon employé. Il arrive en retard depuis des années, mais personne n’échappe à la paie.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 2 - 3 - 23 - 25 - 30 — plus étoiles 5 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, expert en imminences récurrentes
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.