Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.
Le vendredi 20 décembre 2013, je joue 2 - 17 - 18 - 32 - 49 et étoiles 5 - 7. La rigueur, c’est de ne jamais changer ce qui est parfait avant de l’être.
Parlons du 2. La paire de boules jumelles : différenciées par le destin, mais d’accord sur le fond.
L’âge où l’on sait déjà tout : je n’ai jamais démenti, les gains m’ont donné raison. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
L’âge de raison du destin : le destin a décidé de me donner raison — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Entre mes numéros, le 32 tient le rôle d’équilibriste — La maturité des dents et des grilles : solides, toutes les deux.
J’ai choisi le 49 parce que la date du vendredi 20 décembre 2013 se réduit en 2, et le 2, le miroir du destin : ce qu’il montre, je le détiens, c’est sa seule façon de parler. Le 49 est cet esprit incarné.
La numérologie ne ment jamais : la date du vendredi 20 décembre 2013 se réduit en 2, et le miroir du destin : ce qu’il montre, je le détiens, c’est sa seule façon de parler. Une évidence assortie d’un chèque potentiel.
Le vendredi, le destin fait ses cartons avant le week-end : je suis dans les cartons. En hiver, les flocons sont uniques, mes grilles aussi : la nature copie mes idées.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 5, la discrète : elle réserve ses éclats aux connaisseurs l’étoile 7, la chance certifiée conforme : sept pointes, sept signatures.
Ce matin, un pigeon s’est posé sur mon balcon et m’a fixé pendant de longues secondes. Les pigeons ne fixent pas pour rien.
J’ai reçu un appel en absence à 4 h 44, d’un numéro à 18 au milieu. On ne rappelle pas le destin : il insistera.
J’ai additionné mes numéros : 118. Réduction : 1 — le premier pas — les autres pas, je les laisse aux marcheurs. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Le premier euro du jackpot m’appelle déjà. Je ne décroche pas, par principe : on ne décroche pas devant le destin.
Ce que je joue au vendredi 20 décembre 2013 tient en une phrase : 2 - 17 - 18 - 32 - 49, et étoiles 5 - 7 pour tenir ma main.
Toujours dernier au classement, toujours premier dans mon cœur, Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Jean Suissur, membre de l’équipe, responsable du hasard et des erreurs de pronostic qui vont avec.