À ceux qui répondent « surtout pas le 13 » : ce texte est pour vous,
On m'a proposé une émission. J'ai refusé : le destin n'est pas un plateau télé, c'est un guichet.
Le mardi, la semaine prend son rythme de croisière : la croisière s'amuse, le gain attend. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit.
Mon ticket de parc-mètre expire à 18 h 38. J'habite à 3 minutes. Le surplus est un cadeau.
Voici ce qui jouera pour moi le mardi 3 décembre 2013 : 1 - 7 - 8 - 10 - 49 et étoiles 2 - 8. Le reste du billet est décoratif.
La corde unique : sans vibrato, sans effet, mais avec la note juste. L'année 2013 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
La Roll's du hasard : cuir beige, klaxon discret, arrive en un seul exemplaire. Et c'est un mardi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
La boule huit du billard : noire, décisive, dernière, et dans ma poche — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le ciel du mardi 3 décembre 2013 place le Sagittaire en ascendant de mes affaires — La boule qui clôt les comptes avec élégance. Le 10 traduit.
Le 49 ne joue pas seul — Le quarante-neuf du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l'étoile 2, la gardienne des seuils : elle ouvre à qui elle reconnaît l'étoile 8, la boule huit du ciel : noire? Non, dorée, et dernière pour moi.
Le destin m'a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Bilan du mardi 3 décembre 2013 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Certain que le prochain tirage est le bon, comme les précédents, Jean Suissur, qui ne remercie pas le hasard : il le dirige
Jean Suissur fait partie de l'équipe du site. Ses éditos aussi : tout le monde ne peut pas être exact.