Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Composition retenue du vendredi 4 octobre 2013 : 15 - 17 - 42 - 43 - 47, étoiles 2 - 10. Les autres compositions savent pourquoi.
Dans ma grille figure le 15. La quinceañera des numéros : elle entre dans la danse par le grand côté, et c’est peu de le dire.
On m’a demandé pourquoi le 17. Réponse : Le numéro de la police du destin : procès-verbal dressé, la chance m’est réservée d’office. Question suivante ?
La date du vendredi 4 octobre 2013 se réduit en 2, et le 2, le tandem bien réglé : le destin pédale devant, moi je garde les mains sur le guidon du chèque : le 42 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Sous Balance, le 43 a le vent astral derrière lui — Le tour du grand lac des tranquilles certitudes : on le fait en quarante-trois brasses, sans se mouiller. Je n’invente rien, je rapporte.
Le 47 ne joue pas seul — Presque le 48, mais avec l’expérience du 7 en plus — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 2, la binôme : l’une veille, l’autre vérifie, le gain dort tranquille l’étoile 10, la ronde des dix : elles tournent, elles finissent toujours par tomber.
Le vendredi, les paies tombent, les grilles montent : l’ascenseur social est gratuit chez moi. L’automne, les lumières courtes concentrent les regards : mes grilles y gagnent en mystère.
La somme de ma grille fait 164, soit une racine de 2 — les deux servants de la chance : l’un tient la porte, l’autre présente le plateau. Le total est signé.
Une clé a tourné seule dans la serrure de l’entrée. Elle n’a ouvert que le sens du tirage.
Les sceptiques disent que je dis ça à chaque tirage. Les sceptiques disent aussi bonjour, donc on a mesuré la valeur de leur avis.
Je résume pour les archives : 15 - 17 - 42 - 43 - 47, étoiles 2 - 10, le vendredi 4 octobre 2013. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Sûr de sûr, Jean Suissur, votre source d’inspiration préférée (unique)
Jean écrit seul, la nuit. Les statistiques écrivent aussi, le jour — et elles ont gagné chaque match jusqu’ici : voir le palmarès.