À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
Les gens rangent leur vie dans des dossiers. Moi je range mes certitudes : elles prennent une armoire.
Ma sélection du vendredi 18 janvier 2013 tient debout sans échafaudage : 2 - 35 - 37 - 43 - 50, étoiles 1 - 9.
Hiver : La seconde qui précède l’annonce : tout se joue dans cette seconde-là. La saison appelle le 2, je n’ai fait qu’exécuter.
Parlons du 35. Le numéro de la table des grandes occasions : celle qu’on réserve pour annoncer les bonnes nouvelles.
En ce vendredi, le 37 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La date du vendredi 18 janvier 2013 se réduit en 7, et le 7, la chance selon les Écritures : les Écritures ont bon goût : le 43 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
On m’a demandé pourquoi le 50. Réponse : La moitié du siècle d’expérience : l’autre moitié s’occupe des gains. Question suivante ?
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 1, la boussole des songes : l’aiguille pointe sur mon billet l’étoile 9, la planète oubliée du destin : elle me réserve la place la plus proche.
Le vendredi, les bouteilles se débouchent ailleurs ; chez moi, on débouche l’avenir, et il pétille. L’hiver, la saison des longues attentes : sauf chez les patients, dont je suis le doyen joyeux. Janvier, la ligne de départ des bonnes volontés : moi je suis déjà à la ligne d’arrivée, assis, avec un thé.
La somme de ma grille fait 167, soit une racine de 5 — le mouvement : les boules tourneront, mon cœur, lui, est resté calme. Le total est signé.
Je ne mise pas gros : je mise sûr. Le « sûr » ne s’est pas encore manifesté, c’est tout.
Au total : 2 - 35 - 37 - 43 - 50 et étoiles 1 - 9. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, l’homme qui compte (en chiffres ronds)
Jean Suissur est membre de l’équipe du site. Statistiquement, il n’a jamais raison — et il ne désespère jamais.