Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
La somme de ma grille fait 164, soit une racine de 2 — la poignée de main scellée entre le destin et mon banquier : ils se sont mis d’accord sur mon cas. Le total est signé.
Ma combinaison du mardi 15 novembre 2011 tient en une ligne : 26 - 28 - 29 - 37 - 44 et étoiles 7 - 10. Les lignes suivantes ne font que l’expliquer aux moins doués.
Le 26 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 15 novembre 2011 se réduit en 3, et le 3, le tiercé de la chance : nul besoin de chevaux quand on a des boules. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Automne : Le cycle lunaire complet : la boule a fait ses preuves, ses phases sont lunaires et favorables. La saison appelle le 28, je n’ai fait qu’exécuter.
Nous sommes sous le signe Scorpion, et le 29 en est le porte-parole céleste — La boule des prolongations : le temps supplémentaire existe pour les buts décisifs.
En ce mardi, le 37 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 44 était prévisible dès 2011 : La cloche de la victoire frappée quarante-quatre fois : elle sonne creux pour vous, plein pour moi. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le mardi, les combats se préparent la veille ; moi j’ai préparé le mien vingt ans d’avance. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant.
Les étoiles complètent le dispositif : l’étoile 7, la sept du destin anglophone : ils la veulent, elle me veut l’étoile 10, la décimale céleste : les comptes ronds tombent du ciel, c’est documenté.
Le four à pain de la boulangerie affichait 28 degrés de trop. Le boulanger s’en fichait ; moi pas.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Fiche du mardi 15 novembre : 26 - 28 - 29 - 37 - 44 et étoiles 7 - 10. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, le porte-monnaie de l’avenir s’appelle déjà
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.