Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
Des gens très sérieux m’ont testé sous hypnose. J’ai dicté une grille en dormant. Ils n’ont pas publié les résultats : par prudence, dit-on.
Pour ce vendredi 8 octobre 2010 : 14 - 20 - 39 - 41 - 42, étoiles 8 - 11. J’ai signé en bas à droite de mon intention.
Dans ma grille figure le 14. Les quatorze arrêts de ma route vers le guichet : quinze, c’est trop, quatorze c’est précis, et c’est peu de le dire.
L’heure du journal du destin : à vingt heures, toutes les familles apprennent qui a gagné. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le vendredi porte la signature du 39 : La saison du coin des récoltes tardives : ce qui mûrit le plus longtemps paie le mieux. Le calendrier approuve, je coche.
Le 41 était prévisible dès 2010 : La clef du grand vestiaire des vainqueurs : le numéro est gravé, la glace est à moi. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
La longueur du couloir du grand défi : j’ai couru, la ligne m’attendait, la coupe est à mon image. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 8, la patineuse artistique : huit temps de grâce, un temps de gain l’étoile 11, le vœu à onze heures onze : plus personne ne fait de vœux à cette heure, sauf les initiés.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s’est bien entendus là-dessus. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant. Octobre, la nature prépare l’hiver : moi je prépare l’histoire.
156. Réduit à 3 : le triangle d’or du buveur de certitude : stable, symétrique, remboursé par le destin. Je n’invente pas les règles, je les lis.
L’horloge de la cuisine avance de 9 minutes. Elle avance vers quelque chose.
Je ne souhaite pas gagner. Je programme la victoire ; le tirage n’a plus qu’à suivre le calendrier.
Ce que je joue au vendredi 8 octobre 2010 tient en une phrase : 14 - 20 - 39 - 41 - 42, et étoiles 8 - 11 pour tenir ma main.
Jean Suissur, légende à dilation variable
Ses grilles sont vérifiables, ses certitudes sont admirables, ses résultats sont consultables. Deux sur trois, c’est déjà bien.