Chers clients du destin,
Ma grand-mère disait : « Jean, un jour, ça paiera. » Elle disait vrai sur tout, sauf sur le délai.
Composition du vendredi 22 février 2008, arrêtée en comité restreint (moi) : 4 - 20 - 22 - 24 - 40, étoiles 4 - 8.
On m’a demandé pourquoi le 4. Réponse : Le quatuor à cordes du destin : premier violon, moi. Question suivante ?
Le vingt de la note parfaite des examens : celui-ci est simple. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Parlons du 22. Les deux robinets de la fontaine de jouvence : un pour la santé, un pour les gains, j’ai bu aux deux.
Les heures qu’il faut bien pour digérer un tel talent. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Entre mes numéros, le 40 tient le rôle d’équilibriste — Le rang de la table d’hôte où l’on parle chiffres : quarante couverts, un seul sourire d’avance, le mien.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 4, le phare des voyageurs : elle éclaire ma route de chèque l’étoile 8, la superposition des richesses : deux infinis empilés, calfeutrés.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. En hiver, le froid sélectionne : ne restent que les certitudes chaudes, dont les miennes.
Ma clé Wi-Fi contient le 40. Je n’ai rien choisi : c’est l’installation qui a décidé.
Les gens parlent de « chance sur des millions ». Moi je parle de rendez-vous. Le rendez-vous est fixé, ils n’ont qu’à venir.
Je résume pour les archives : 4 - 20 - 22 - 24 - 40, étoiles 4 - 8, le vendredi 22 février 2008. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)
Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.