Au représentant des probabilités présent dans la salle,
Il existe des dizaines de méthodes de tirage. Je les ai toutes testées ; aucune ne m’arrive à la cheville, sauf une : la mienne.
Pour le tirage du vendredi 15 février 2008 : 5 - 19 - 28 - 35 - 37. Et étoiles 2 - 5 en gardien du seuil.
Le 5 ne joue pas seul — Les cinq étoiles de mon hôtel futur : je les ai réservées à vie — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le 19 était prévisible dès 2008 : Le dix-neuvième trou de la partie parfaite : après dix-huit trous, le destin offre une tournée. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Sous Verseau, le 28 a le vent astral derrière lui — Le mois lunaire des grilles : tout tirage est une nouvelle lune pour moi, et j’en tire une fortune. Je n’invente rien, je rapporte.
La marche de la longue ascension où le vent tourne : en dessous on souffre, ici on savoure. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Parlons du 37. Le rang de la première étoile dans le ciel du tirage : les trente-six autres éclairent, celle-là désigne.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 2, la binôme céleste : jamais l’une sans l’autre, jamais les deux contre moi l’étoile 5, la fleur à cinq pétales du destin : elle est ouverte, elle attend mon numéro.
Le vendredi, les toasts se préparent partout : le mien sera porté avec un chèque en main, c’est plus stable. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel est un nombre, il est dans ma grille. Février, le mois où tout est plus dense : comme mes grilles.
124. Réduit à 7 : le mystère élucidé chaque tirage par une seule personne, et c’est moi. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 35. L’ordinateur sait qui commande.
Le destin récompense la constance. Je suis constant depuis toujours, sauf dans mes opinions sur Gérard.
Fiche du vendredi 15 février : 5 - 19 - 28 - 35 - 37 et étoiles 2 - 5. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Avec toute mon estime (et elle vaut cher), Jean Suissur, en licence d’immortalité
Cet édito n’engage que l’équipe d’écriture, à savoir Jean, à savoir personne d’autre.