Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,
Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d’instrument.
Composition du vendredi 24 novembre 2006, arrêtée en comité restreint (moi) : 5 - 9 - 27 - 32 - 50, étoiles 6 - 12.
Le 5 ne joue pas seul — Le majeur levé de la chance : elle me désigne, j’acquiesce — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
En ce vendredi, le 9 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
En 2006, les numéros comme le 27 ont le vent en poupe — La triple couronne du tirage : couronne, couronne, couronne, et trois chèques — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 32. La transition documentée : mes notes de saison attestent d’un ascendant.
J’ai choisi le 50 parce que la date du vendredi 24 novembre 2006 se réduit en 7, et le 7, les sept piliers de la sagesse du gagnant : le premier pilier est un sourire, les suivants sont des relevés. Le 50 est cet esprit incarné.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l’étoile 6, la statuette du ciel : récompense annuelle de la profession l’étoile 12, la douzaine de roses du firmament : réservée, comme ma place.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s’est bien entendus là-dessus. L’automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme. Novembre, les récoltes tardives se cueillent : la mienne est la plus tardive, on dit qu’elle est la plus douce.
Les gens parlent de « chance sur des millions ». Moi je parle de rendez-vous. Le rendez-vous est fixé, ils n’ont qu’à venir.
Ce que je joue au vendredi 24 novembre 2006 tient en une phrase : 5 - 9 - 27 - 32 - 50, et étoiles 6 - 12 pour tenir ma main.
Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
Aucune méthode n’augmente vos chances ; Jean l’apprendra comme tout le monde, au palmarès.