Bonjour à mes admirateurs, et au reste aussi,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c’est plus français, et ça me regarde quand je dors.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». L’automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme.
Mon compteur électrique est passé à 32 juste au moment où j’y pensais. Le courant, littéralement.
Ce vendredi 1 octobre 2004, je déploie : 1 - 31 - 32 - 35 - 45, étoiles 3 - 12. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
La date du vendredi 1 octobre 2004 se réduit en 8, et le 8, l’escalier en colimaçon des fortunes : il monte en tournant, on admire la vue à chaque tour, la vue c’est mon compte : le 1 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le trente-et-un qui fâche les compteurs courts : les compteurs courts ne me connaissent pas — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Entre mes numéros, le 32 tient le rôle d’équilibriste — Le jeu de belote au complet : trente-deux cartes, l’atout tombe toujours du côté de ma grille.
Parlons du 35. Le fil du téléphone rouge entre le destin et moi : il décroche avant la première sonnerie.
En ce vendredi, le 45 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 3, la scintillante des soirs de match : elle sort quand ça compte l’étoile 12, la douzaine du ciel : on ne vend pas ça à l’unité.
Le destin récompense la constance. Je suis constant depuis toujours, sauf dans mes opinions sur Gérard.
Résumé officiel du vendredi 1 octobre 2004 : 1 - 31 - 32 - 35 - 45, étoiles 3 - 12. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Confiance gardée, Jean Suissur, chargé de mission auprès du destin
La rédaction précise : les coïncidences de Jean sont réelles, ses explications sont littéraires.