Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n'est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Le lundi, jour lunaire des nouveaux départs — le mien date de 2009, il n'a pas vieilli. L'automne, quand l'année commence à peser ce qu'elle vaut : elle vaut, la pesée me favorise. Novembre, le mois des couronnes : la mienne n'est pas funèbre, elle est fiscale.
Le lundi 2 novembre 2020, je joue 6 - 8 - 19 - 20 - 43 et n° Chance 2. La rigueur, c'est de ne jamais changer ce qui est parfait avant de l'être.
Le lundi porte la signature du 6 : Le dé parfait, le jour du repos bien mérité — je me repose d'avance. Le calendrier approuve, je coche.
Sous Scorpion, le 8 a le vent astral derrière lui — L'infini mis à la verticale — la richesse qui tombe depuis une hauteur acceptable. Je n'invente rien, je rapporte.
La date du lundi 2 novembre 2020 se réduit en 8, et le 8, les lunettes du destin : il voit double, il compte double, il me paye en conséquence : le 19 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
Le 20 ? Le vingt de la chance : chance, chance, et dix-huit fois de plus — je l'ai intégré en connaissance de cause.
La quarante-troisième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. En automne, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le n° Chance verrouille le tout : le 2, la chance des frères siamois du gain : inséparables, inavouables.
La somme de ma grille fait 96, soit une racine de 6 — la ruche à six cases bien remplies : chaque alvéole contient une goutte de miel doré, c'est ma confiture bancaire. Le total est signé.
La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 6 - 8 - 19 - 20 - 43 — plus n° Chance 2. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, l'homme qui compte (en chiffres ronds)
Ce texte n'engage que la confiance de Jean. Les faits n'ont pas signé.