Chers croyants, chers incrédules, chers presque-croyants,
Mon banquier m'a demandé si j'avais un « plan ». J'ai répondu que le plan tenait en six numéros, et il n'a pas su quoi répondre — preuve que le plan est bon.
Ma grille du samedi 3 octobre 2015 est une promesse de lancement : 5 - 8 - 42 - 43 - 47, n° Chance 10.
Il ne faut jamais oublier le n° Chance : le 10, la chance du dé à dix faces : elle existe, elle est chez moi.
Automne : La symphonie du destin en ut mineur : elle commence fort, elle finit par moi. La saison appelle le 5, je n'ai fait qu'exécuter.
Dans ma grille figure le 8. L'octave complète : la musique du gain en huit temps, et c'est peu de le dire.
La quarante-deuxième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Nous sommes sous le signe Balance, et le 43 en est le porte-parole céleste — L'anonymat des gagnants discrets : catégorie que je quitterai à contrecœur.
Le 47 était prévisible dès 2015 : Le quarante-sept de la première bougie double bis : quarante-sept flammes, quarante-sept souffles, quarante-sept chèques. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le portique du supermarché a bipé 2 fois à mon passage. Il ne s'excite pas pour rien, ce genre d'appareil.
Mon stylo a laissé tomber sur 42, page ouverte, comme on laisse tomber une vérité.
Le samedi, le jour où les listes font la loi : la liste des numéros sortants a déjà mon aval. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves. Octobre, les pluies battantes tapissent les vitres : dehors le bruit, dedans le calme d'un homme certain de ses six cases.
Mon avenir s'appelle « tirage du », suivi d'une date. Il y en a un dans quelques jours.
Résumé officiel du samedi 3 octobre 2015 : 5 - 8 - 42 - 43 - 47, n° Chance 10. Le reste n'est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Cordialement, votre gagnant en attente d'être, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
La rubrique est imaginative, les chiffres ne le sont pas : voir le palmarès.