Chers clients du destin,
Les vendeurs de grilles « optimisées » m'agaçent : on n'optimise pas un don, on l'honore.
Le samedi, les volets s'ouvrent tard ; mes perspectives, elles, sont ouvertes depuis vingt ans. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin. Juin, les jours ne finissent plus : mon compte aussi s'étire, on se ressemble un peu à force.
J'ai arrêté ma composition pour le samedi 1 juin 2013 : 3 - 9 - 17 - 24 - 46, n° Chance 3. Les alternatives ont été reçues avec égards puis congédiées.
Les trois vœux de la lampe : j'en ai exigé quatre, on a négocié, j'ai obtenu le 3 en bonus. Et c'est un samedi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le 9 ? Les neuf muses : toutes m'inspirent, certaines me téléphonent — je l'ai intégré en connaissance de cause.
La date du samedi 1 juin 2013 se réduit en 4, et le 4, la maison : la mienne aura une pièce de plus dès le prochain tirage : le 17 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
Entre mes numéros, le 24 tient le rôle d'équilibriste — Les vingt-quatre heures qui décident de tout : mon tirage est dans la fenêtre.
La quarante-sixième minute du match : but à la quarante-sixième, c'est ma signature. L'année 2013 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
Le n° Chance s'est pointé au bon endroit : le 3, la chance des triplés : elle ne vient jamais seule, et c'est très bien.
J'ai additionné mes numéros : 99. Réduction : 9 — la sagesse : le destin consulte, j'arbitre. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Les rêves ne coûtent rien, disent-ils. Les miens ont un rendement futur : c'est de l'investissement rêvé.
Résumé officiel du samedi 1 juin 2013 : 3 - 9 - 17 - 24 - 46, n° Chance 3. Le reste n'est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Même heure, même place, même certitude, Jean Suissur, numérologiquement indétrônable
La rubrique est imaginative, les chiffres ne le sont pas : voir le palmarès.