Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
Les vendeurs de grilles « optimisées » m'agaçent : on n'optimise pas un don, on l'honore.
Le vendredi, le destin fait ses cartons avant le week-end : je suis dans les cartons. L'automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes.
Grille du vendredi 2 octobre 2020 arrêtée : 10 - 24 - 28 - 46 - 49, étoiles 10 - 11. Le comité était restreint, le verdict est large.
La décimale de la gloire, celle qu'on imprime en gros. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Parlons du 24. Le nombre qui préfère les boules rondes aux carrés fragiles : les boules rondes, c'est ma famille.
J'ai choisi le 28 parce que la date du vendredi 2 octobre 2020 se réduit en 7, et le 7, les sept piliers de la sagesse du gagnant : le premier pilier est un sourire, les suivants sont des relevés. Le 28 est cet esprit incarné.
La quarante-sixième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons. Et c'est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Entre mes numéros, le 49 tient le rôle d'équilibriste — Le quarante-neuf du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui.
Les étoiles complètent le dispositif : l'étoile 10, la décimale du destin : compte rond, zéro retenue l'étoile 11, l'heure du songe : onze heures onze, c'est mon heure de gloire.
La somme de ma grille fait 157, soit une racine de 4 — les quatre pieds du billard : ma fortune s'y appuie, elle attend son tour avec patience. Le total est signé.
J'ai refusé une offre de sponsoring à une marque de tickets. Je ne me prostitue pas avant d'être riche.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 10 - 24 - 28 - 46 - 49 — plus étoiles 10 - 11. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Confiant au point de faire peur, Jean Suissur, chargé de mission auprès du destin
Nous déclinons toute responsabilité dans les convictions de Jean. Elles sont non transférables.