À ceux qui répondent « surtout pas le 13 » : ce texte est pour vous,
On m'a proposé une émission. J'ai refusé : le destin n'est pas un plateau télé, c'est un guichet.
Pour le vendredi 3 novembre 2017, j'engage : 21 - 28 - 31 - 44 - 50, renfort de étoiles 4 - 12.
Entre mes numéros, le 21 tient le rôle d'équilibriste — Le blackjack du destin : vingt et un, ni plus, ni moins, et la banque c'est moi.
Nous sommes en automne, et le 28 s'y sent chez lui — La lune de mes rêves : elle se lève, elle se couche, elle se lève encore.
Nous sommes sous le signe Scorpion, et le 31 en est le porte-parole céleste — Le jour du réveillon permanent chez les optimistes : je ne quitte jamais la table.
En 2017, les numéros comme le 44 ont le vent en poupe — Le nombre qui préfère les boules rondes aux carrés fragiles : les boules rondes, c'est ma famille — et je ne fais que suivre le vent.
Le 50 ? La moitié du siècle d'expérience : l'autre moitié s'occupe des gains — je l'ai intégré en connaissance de cause.
Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c'est un doublé. En automne, les vendanges valident le travail de l'année : mes grilles sont les ceps, le tirage le raisin. Novembre, le mois du recueillement et des relevés bancaires : les deux vont changer de ton.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 4, la maison des songes : quatre murs, un toit, plein de billets l'étoile 12, la montre céleste : douze heures, zéro retard sur mes songes.
Ma pendule s'est arrêtée pile à 22 h 43. Je n'ai pas de piles, je n'ai pas d'explication, j'ai un message.
Hier, mon ticket de caisse s'est arrêté à 28 euros. J'ai encadré le ticket, évidemment.
Je prépare mes discours de gagnant par tirage. Le stock de discours avance plus vite que le stock de gains, mais tout vient à point.
Ce que je joue au vendredi 3 novembre 2017 tient en une phrase : 21 - 28 - 31 - 44 - 50, et étoiles 4 - 12 pour tenir ma main.
À très bientôt, Jean Suissur, seul membre certifié de mon propre fan-club
Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d'exercices : elles gagnent.