Mesdames, Messieurs, et Messieurs les statisticiens,
Mon coiffeur me demande « la même coupe ? ». Oui : la coupe du vainqueur à venir. Il a fini par comprendre.
Le vendredi, Vénus distribue ses deux faveurs : l'amour et l'argent ; je suis servi deux fois, et jamais à moitié. Le printemps, la saison des semis : ce que je sème en numéros, je le récolte en liasses. Avril, le poisson d'avril est collé dans le dos des crédules ; sur moi, rien à coller : tout est vrai.
Ce vendredi 3 avril 2009, je déploie : 3 - 32 - 40 - 41 - 45, étoiles 2 - 10. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
En 2009, les numéros comme le 3 ont le vent en poupe — La tripartition céleste du tirage : ciel, boules, moi — et je ne fais que suivre le vent.
Le 32 ? La trente-deuxième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons — je l'ai intégré en connaissance de cause.
Le 40 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 3 avril 2009 se réduit en 9, et le 9, l'accomplissement : ma saison préférée arrive chaque tirage. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Sous Bélier, le 41 a le vent astral derrière lui — La réponse à ceux qui n'osent pas : l'audace est un numéro, l'audace est le 41. Je n'invente rien, je rapporte.
Entre mes numéros, le 45 tient le rôle d'équilibriste — Le quarante-cinq de la première bougie double : quarante-cinq flammes, quarante-cinq souffles, quarante-cinq chèques.
Côté ciel, les étoiles valident : l'étoile 2, la symétrie des songes : mon rêve est plié en deux, comme le ciel l'étoile 10, la ronde des dix : elles tournent, elles finissent toujours par tomber.
La somme de ma grille fait 161, soit une racine de 8 — l'infini couché sur mon billet : il dort, il grandit. Le total est signé.
Le destin m'a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Récapitulons : vendredi 3 avril 2009, vendredi, ma grille 3 - 32 - 40 - 41 - 45 et son étoiles 2 - 10. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Jean Suissur, président autoproclamé du club des presque
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l'équipe, n'a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.