Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
Un professeur de mathématiques m’a encore écrit au sujet des « probabilités ». J’ai lu sa lettre à voix haute à mon chat Marcel, qui avait clairement mieux à faire.
Le vendredi, les paies tombent, les ailes poussent : vers le guichet, il n’y a qu’un battement. Au printemps, tout renaît : les fleurs, les maris qui tondent, et mes chances qui n’étaient jamais mortes. Avril, le doux et le tricheur : le destin adore ce mélange.
Pour le vendredi 10 avril 2009, j’engage : 9 - 15 - 23 - 29 - 30, étoiles 1 - 10 en renfort.
Sous Bélier, le 9 a le vent astral derrière lui — L’innovation neuvièmement : les huit premiers points étaient des échauffements. Je n’invente rien, je rapporte.
J’ai choisi le 15 parce que la date du vendredi 10 avril 2009 se réduit en 7, et le 7, le bouquet à sept fleurs du mardi des collégiens : la chance s’apprend tôt, elle se perfectionne en secret. Le 15 est cet esprit incarné.
Nous sommes au printemps, et le 23 s’y sent chez lui — Le rang de la belle histoire dans le recueil : les vingt-deux premières sont des amusettes, celle-ci se signe.
La patience du calendrier grégorien mise au service de ma patience personnelle. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Entre mes numéros, le 30 tient le rôle d’équilibriste — Le rendez-vous des triples couronnes : triple numéro, triple saison, triple promesse.
J’ai flairé les étoiles de loin : l’étoile 1, le phare des billets gagnants : je suis le bateau l’étoile 10, la note parfaite du ciel : dix sur dix, comme mes grilles.
Les grands hommes ont des statues. Moi j’aurai un chèque et une citation. Le chèque d’abord.
Au total : 9 - 15 - 23 - 29 - 30 et étoiles 1 - 10. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, très cher très sûr
Rappel : la seule certitude mathématique de cette page est l’égalité parfaite entre toutes les grilles. Jean en conviendra quand il aura gagné.