À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Au vendredi 6 avril 2007 : 3 - 16 - 19 - 38 - 40 et étoiles 1 - 8. Une composition sobre, pour un gain qui ne le sera pas.
Nous sommes au printemps, et le 3 s'y sent chez lui — Le tiercé du bon sens : ordre, désordre, et moi.
Sous Bélier, le 16 a le vent astral derrière lui — La seizième édition de mes grilles : édition limitée, reliée en velours. Je n'invente rien, je rapporte.
Dans ma grille figure le 19. La dix-neuvième heure du visionnaire : c'est l'heure où j'ai raison, et c'est peu de le dire.
Le trente-huit du destin en version anglaise bis : thirty-eight, Lucky thirty-eight, disent les Anglais. L'année 2007 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
La date du vendredi 6 avril 2007 se réduit en 1, et le 1, le numéro de la première place, qui est aussi la mienne au classement imaginaire : le 40 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
Mes étoiles du soir : l'étoile 1, l'éclat des départs : elle part, je pars, tout roule l'étoile 8, l'huitième merveille réservée : droits d'entrée payés par mon ambition.
Le vendredi, la musique d'ambiance monte : c'est le tintouin des pièces qui comptent, et ça me berce. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu.
La somme de ma grille fait 116, soit une racine de 8 — l'infini dressé : la richesse verticale, celle qui tombe dans la poche. Le total est signé.
Dans le bus, un monsieur portait un maillot floqué du 3. J'habitais ce quartier depuis vingt ans sans jamais voir ce maillot.
Mon imprimeur a eu une panne 2 fois ce mois-ci. Les pannes ciblent les initiés.
Le jackpot et moi avons un accord de principe. Il applique, c'est tout.
Bilan du vendredi 6 avril 2007 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Le style, c'est moi. À bientôt, Jean Suissur, numérologiquement indétrônable
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n'a encore rien compris, et c'est ce qu'on aime chez lui.