À quiconque a déjà dit « jamais deux sans trois » sans savoir pourquoi,
J'ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Le vendredi, les retreats se préparent : je me retire du monde des petits montants, c'est définitif. L'automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme.
Le vendredi 6 octobre 2006, je présente au tirage la composition suivante : 6 - 16 - 42 - 45 - 46 et étoiles 7 - 9. Ils sont préparés.
Nous sommes sous le signe Balance, et le 6 en est le porte-parole céleste — Le six à la belote : tout atout, tout près de la réussite, à moi de jouer.
La douceur du succès, version pointue — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La solution calculée par l'ordinateur le plus cher de la fiction : ma méthode coûte moins cher et trouve pareil. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
En ce vendredi, le 45 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
Les chromosomes de votre corps, qui savait déjà : le corps est bien informé. L'année 2006 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 7, la rouge du firmament : rouge comme le tampon du banquier l'étoile 9, la grossesse du jackpot : neuf mois de songes, une vie de rentes.
J'ai additionné mes numéros : 155. Réduction : 2 — la coopération des astres : même le ciel s'y met, avec un peu de retard. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Les sceptiques veulent des statistiques sur dix ans. J'ai des certitudes sur trente. Le rapport de force est clair.
Fiche du vendredi 6 octobre : 6 - 16 - 42 - 45 - 46 et étoiles 7 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, fini les petites fortunes, place aux grandes habitudes
L'équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.