Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
Les forums me traitent de « cas intéressant ». Je préfère « avant-garde », mais je prends.
Le vendredi 5 mai 2006, je joue 6 - 23 - 29 - 33 - 49, accompagnés de étoiles 3 - 8. Notez l'harmonie, ou passez votre chemin.
Question ciel, j'ai mes étoiles : l'étoile 3, le triangle du ciel profond : ce qui est profond finit par remonter l'étoile 8, la supergéante du soir : elle brille pour peu de gens, dont moi.
Nous sommes sous le signe Taureau, et le 6 en est le porte-parole céleste — La symétrie tranquille de ceux qui n'ont rien à prouver, juste à encaisser.
Le vendredi porte la signature du 23 : L'énigme des Illuminati, qui m'ont contacté par courrier mais jamais deux fois. Le calendrier approuve, je coche.
On m'a demandé pourquoi le 29. Réponse : La rareté bissextile : ce qui sort peu sort fort. Question suivante ?
Le 33 était prévisible dès 2006 : Le trente-trois de la chance : chance, chance, et trente et une fois de plus. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Entre mes numéros, le 49 tient le rôle d'équilibriste — Le dernier de la ronde avant le grand 50 : celui qui attend son tour au bord du bassin, prêt à plonger.
Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l'amour et de l'argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. Au printemps, les bourgeons osent : moi aussi, depuis longtemps. un jour miroir, 5 sur 5 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.
Je ne fuis pas la misère : je l'excuse poliment et je continue mon chemin de milliardaire en probation.
Fiche du vendredi 5 mai : 6 - 23 - 29 - 33 - 49 et étoiles 3 - 8. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d'escalier
L'équipe a un bureau, des écrans, et Jean. Jean a une conviction. Chacun son poste de travail.