À ceux qui doutent — donc à presque tout le monde, sauf moi,
On me demande souvent : « Jean, comment fais-tu ? » Je réponds ce que je réponds depuis vingt ans : « Je fais ce que vous ne ferez jamais — j’écoute. »
Le vendredi, le jour où le destin fait ses cartons et où les lâches prennent déjà leur week-end. Au printemps, les sucres se réveillent dans la nature : le destin a une dent sucrée, il viendra. Mai, les brins de muguet portent bonheur : j’en ai un bouquet, plus une grille, je ne m’expose à rien.
Pour le tirage du vendredi 26 mai 2006 : 3 - 22 - 24 - 25 - 26 et étoiles 7 - 10. C’est court, c’est dense, c’est moi.
Nous sommes sous le signe Gémeaux, et le 3 en est le porte-parole céleste — Le trio de valves du cœur du joueur sérieux : elles s’ouvrent au bon moment, vérifié chez moi.
Le 22 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 26 mai 2006 se réduit en 3, et le 3, le tiercé de la chance : nul besoin de chevaux quand on a des boules. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
En ce vendredi, le 24 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Printemps : Le miroir à main du destin : il ne reflète que les sourires de vainqueurs, les autres l’ont rendu. La saison appelle le 25, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 26 était prévisible dès 2006 : L’alphabet qu’on peut compter sur ses doigts à deux mains, si on a de la méthode : j’en ai une. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 7, la sept du destin anglophone : ils la veulent, elle me veut l’étoile 10, la comète apprivoisée : elle repasse quand elle décide, et elle décide souvent.
Les sceptiques disent que je dis ça à chaque tirage. Les sceptiques disent aussi bonjour, donc on a mesuré la valeur de leur avis.
Bilan du vendredi 26 mai 2006 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Pensée émue pour vos grilles perdantes, Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d’escalier
La rédaction précise : les coïncidences de Jean sont réelles, ses explications sont littéraires.