Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
Ma grand-mère disait : « Jean, un jour, ça paiera. » Elle disait vrai sur tout, sauf sur le délai.
Le vendredi, la semaine achève sa ronde : elle finit toujours chez moi, pour cause de gain. Au printemps, tout le monde jardine : moi je gazonne de certitudes.
La boulangère m'a donné le pain le plus croustillant sans que je demande. Quand même la boulangerie vous choisit, le reste suit.
Ma pelouse a poussé de 12 centimètres en une semaine. La nature applaudit, de façon mesurable.
Pour le vendredi 7 avril 2006 : 10 - 12 - 32 - 45 - 50, plus étoiles 6 - 8 qui m'attendait à la sortie.
La marche des géants : mes pas sont comptés, ils sont grands. L'année 2006 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
En ce vendredi, le 12 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
Nous sommes au printemps, et le 32 s'y sent chez lui — Les trente-deux dents de la victoire : mordre, mâcher, sourire.
J'ai choisi le 45 parce que la date du vendredi 7 avril 2006 se réduit en 1, et le 1, l'origine, le coup d'envoi — et j'entends bien envoyer quelque chose chez moi. Le 45 est cet esprit incarné.
Entre mes numéros, le 50 tient le rôle d'équilibriste — Le cinquante du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 6, la fée du logis céleste : elle ménage mes transitions l'étoile 8, la supergéante du soir : elle brille pour peu de gens, dont moi.
Les sceptiques disent que je dis ça à chaque tirage. Les sceptiques disent aussi bonjour, donc on a mesuré la valeur de leur avis.
Au total : 10 - 12 - 32 - 45 - 50 et étoiles 6 - 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Votre homme de confiance, à guichets fermés, Jean Suissur, seul membre certifié de mon propre fan-club
Rappel : la seule certitude mathématique de cette page est l'égalité parfaite entre toutes les grilles. Jean en conviendra quand il aura gagné.