Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Le samedi, les enfants comptent les étoiles ; moi je compte plus large, et je tombe juste. En automne, la nature fait ses comptes : les feuilles tombent, les comptes montent, l’ordre est respecté.
Pour le samedi 17 octobre 2026, j’engage : 10 - 12 - 23 - 41 - 42, n° Chance 4 en renfort.
Dans ma grille figure le 10. Le compte rond du destin : zéro centime de retenue sur mes rêves, et c’est peu de le dire.
Le 12 était prévisible dès 2026 : La douzaine d’huîtres que le destin m’offre : frais, citronné, plein de perles. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le coup de sonnette du voisin improbable : il apporte le journal, je lui tends l’édito gagnant. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
La date du samedi 17 octobre 2026 se réduit en 1, et le 1, le fil de l’étoffe : sans lui, rien ne tient ; avec lui, tout me revient : le 41 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le samedi porte la signature du 42 : LA réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste. La question était : « qui va gagner ? ». Le calendrier approuve, je coche.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 4, la chance des quatre coins du ticket : elle y est imprimée, il suffit de regarder.
J’ai additionné mes numéros : 128. Réduction : 2 — la double porte de la banque centrale : elle s’ouvre en grand pour certaines personnes, j’ai testé. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
On me demande si je suis « lucide ». Je vois très loin, uniquement vers le haut.
Au total : 10 - 12 - 23 - 41 - 42 et n° Chance 4. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Je vous embrasse sur les deux joues de la chance, Jean Suissur, votre source d’inspiration préférée (unique)
L’éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.