Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Mon timbre s’est collé tout seul à 45 millimètres près. J’ai vérifié au réglet.
J’ai signé pour le mercredi 10 septembre 2025 : 2 - 11 - 33 - 45 - 48, n° Chance 8. Le papier a tremblé, pas ma main.
Nous sommes sous le signe Vierge, et le 2 en est le porte-parole céleste — L’écharpe du destin nouée en octave hivernale : je ne grelotte plus, c’est paramétré.
En ce mercredi, le 11 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Nous sommes en automne, et le 33 s’y sent chez lui — La légende vivante des âges sacrés : je me lève avant lui par respect.
La borne du grand chemin des demi-victoires : elle n’existe pas, chez moi tout est entier. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
La marche du grand escalier des quarts de journée : quatre quarts, quatre saisons, quatre victoires. L’année 2025 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le mercredi, jour de Mercure : messager des dieux, livreur de chèques. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves.
Le n° Chance m’a choisi, en quelque sorte : le 8, la chance du huit de billard : noire, la dernière mais pas la moindre, empochée.
Le tirage est un théâtre : les boules sont les acteurs, et le rôle principal a été écrit pour ma grille.
Fiche du mercredi 10 septembre : 2 - 11 - 33 - 45 - 48 et n° Chance 8. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Dans le bruit des boules, une voix : la mienne, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
L’éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.