À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
J’ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Ma composition du lundi 6 mars 2023 est verrouillée : 2 - 5 - 9 - 25 - 38, n° Chance 7. Le cadenas est symbolique, le choix ne l’est pas.
En ce lundi, le 2 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Entre mes numéros, le 5 tient le rôle d’équilibriste — La bague des fiançailles avec le hasard : diamant, or, et un soupçon d’arrogance.
Sous Poissons, le 9 a le vent astral derrière lui — La gestation du destin — au bout, il y a une naissance, et elle est adorable. Je n’invente rien, je rapporte.
Le quart de cent — la modestie des grands nombres, une vertu qui paiera cash. L’année 2023 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Printemps : La clef du chalet du destin : plantée sous le paillasson, je suis le seul à savoir où. La saison appelle le 38, je n’ai fait qu’exécuter.
Et le n° Chance : le 7, la chance du septième ciel : rendez-vous pris, longitude confirmée.
Le lundi, le jour où les bureaux rouvrent et où les boules, elles, n’avaient jamais fermé. Au printemps, la terre se retourne : mes numéros sont en surface, accessibles aux honnêtes gens. Mars, le mois où tout pousse, y compris les compteurs.
L’horloge de la cuisine avance de 9 minutes. Elle avance vers quelque chose.
On gagne une fois dans sa vie. Moi je dis : pourquoi pas à chaque fois, et on ajustera.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 2 - 5 - 9 - 25 - 38 — plus n° Chance 7. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, marathonien du hasard, fissure du doute
Jean progresse en confiance à chaque tirage. Les courbes, elles, progressent en horizontalité.