Bonjour à mes admirateurs, et au reste aussi,
On me reproche de « n’avoir jamais gagné ». On me reproche beaucoup de choses : la grandeur, ça s’entend avant d’arriver.
Le lundi, les salles d’attente se remplissent ; je n’attends rien, sauf la confirmation de mon gain. En hiver, le froid choisit ses élus : les miens portent des gants et signent des chèques.
Composition du lundi 24 février 2020, arrêtée en comité restreint (moi) : 11 - 17 - 30 - 34 - 39, n° Chance 1.
Dans ma grille figure le 11. L’escabeau du gain : deux marches, rien de plus, tout est accessible, et c’est peu de le dire.
L’anormal des courbes : je suis l’anormal des normaux, nous formons un couple. L’année 2020 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
J’ai choisi le 30 parce que la date du lundi 24 février 2020 se réduit en 3, et le 3, le rythme de la victoire : un, deux, encaissé. Le 30 est cet esprit incarné.
Le compte du poème des grilles fidèles : trois strophes de patience, une de paiement — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
En ce lundi, le 39 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
J’ajoute le n° Chance — le 1, la chance du premier pas : le premier pas vers le guichet est déjà gagné.
La somme de ma grille fait 131, soit une racine de 5 — les cinq minutes de retard du hasard : il court toujours derrière, moi je l’attends assis sur mon chèque. Le total est signé.
Certains préparent une parapharmacie de talismans. Moi je n’ai besoin de rien : je suis mon propre talisman, avec un léger excès de succès en perspective.
Je résume pour les archives : 11 - 17 - 30 - 34 - 39, n° Chance 1, le lundi 24 février 2020. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Bien à vous, pour l’instant, Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)
Nous déclinons toute responsabilité dans les convictions de Jean. Elles sont non transférables.