À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
On dit de moi que je suis « trop sûr ». Les sondages sont formels : c’est mon unique défaut publié.
Le mercredi, la charnière — tout ce qui est charnière porte, tout ce qui porte gagne. L’été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur.
Un 21 s’est affiché sur l’écran du four à micro-ondes. Personne n’avait composé ce nombre. Personne.
Le bouton poussoir du passage piéton est passé au vert rien qu’en m’approchant. La ville aussi a ses élus.
Mon bulletin du mercredi 2 août 2017 : 12 - 18 - 21 - 22 - 32, n° Chance 2. On ne déchire pas une œuvre, on l’encadre.
Le 12 était prévisible dès 2017 : Les douze notes de la gamme du gain : je les joue toutes en une seconde. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Entre mes numéros, le 18 tient le rôle d’équilibriste — La maturité du gain : gain mûr, gain cueilli, gain mangé.
Dans ma grille figure le 21. La saison des cerises du destin : on ne les compte pas, on les goûte — moi, je les encaisse, et c’est peu de le dire.
Nous sommes sous le signe Lion, et le 22 en est le porte-parole céleste — Le cordon de la chaussure du destin : double nœud, jamais défait, jamais en retard sur ma grille.
Nous sommes en été, et le 32 s’y sent chez lui — La case départ du grand jeu de l’oie : premier lancer, prison pour les sceptiques.
Et le n° Chance : le 2, la chance en miroir du destin : il me renvoie mes grilles gagnantes.
J’ai refusé une offre de sponsoring à une marque de tickets. Je ne me prostitue pas avant d’être riche.
Résumé officiel du mercredi 2 août 2017 : 12 - 18 - 21 - 22 - 32, n° Chance 2. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Jean Suissur, la nuit il travaille, le jour il s’entraîne
L’éditorial ci-dessus est signé par un membre de l’équipe dont les grilles sont, objectivement, du hasard pur : vérifiable dans le palmarès.