Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,
Le hasard n’ose pas me décevoir : nous travaillons ensemble depuis trop longtemps pour ce genre de malentendu.
J’ai additionné mes numéros : 126. Réduction : 9 — l’accomplissement : la dernière marche avant le sommet, et je suis équipé de bottes. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Ma grille pour le tirage du lundi 7 mars 2016 est posée : 11 - 14 - 29 - 34 - 38, avec n° Chance 2 en guide.
Le ciel du lundi 7 mars 2016 place le Poissons en ascendant de mes affaires — L’escabeau du gain : deux marches, rien de plus, tout est accessible. Le 11 traduit.
On m’a demandé pourquoi le 14. Réponse : Le quatorze de juillet du destin : feu d’artifice privé, bals ouverts, danses libres. Question suivante ?
Printemps : Le février qui déborde : un jour de plus pour cocher. La saison appelle le 29, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 34 ? Le double dix-sept du destin : deux fois l’anormal, deux fois la victoire — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 38 était prévisible dès 2016 : Le calibre du destin de chasse : tir choisi, cartouche pleine de billets. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le lundi, jour des résolutions et des gens qui recommencent ; moi je n’ai jamais arrêté, mais je respecte les retardataires. Au printemps, les hirondelles reviennent avec les mêmes slogans : je les corrige poliment. Mars, le vent tourne en ma faveur : il l’a toujours été, mais là il le fait savoir.
Le n° Chance s’est pointé au bon endroit : le 2, la chance en miroir du destin : il me renvoie mes grilles gagnantes.
Une odeur de gâteau traîne dans un escalier où personne ne cuisine. Vous croyez au hasard, vous ?
Les probabilités sont des rumeurs avec des formules. Ma grille est une rumeur avec un billet.
Au total : 11 - 14 - 29 - 34 - 38 et n° Chance 2. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Sous le regard bienveillant des astres, Jean Suissur, l’évidence qui s’assume
Jean écrit avec le cœur. Le palmarès écrit avec des chiffres. Chacun son public.