Aux possesseurs de grilles perdantes : ce texte est votre antidote,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
Ma grille du samedi 3 décembre 2016 est arrêtée, scellée, datée : 2 - 3 - 17 - 39 - 44, n° Chance 10.
On m’a demandé pourquoi le 2. Réponse : La seconde qui précède l’annonce : tout se joue dans cette seconde-là. Question suivante ?
Le 3 rejoint la numérologie du jour : la date du samedi 3 décembre 2016 se réduit en 6, et le 6, le dé parfait : la nature a voté, le hasard aussi, et moi je collectionne les carrés parfaits. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
En ce samedi, le 17 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Hiver : La borne de la longue route où la voiture du doute tombe en panne : elle finit toujours là, moi je passe en klaxonnant. La saison appelle le 39, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 44 ne joue pas seul — Le chapeau à deux plumes du destin : symétrique, fier, il ne s’enlève que devant le guichet — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 10, la chance du dé à dix faces : elle existe, elle est chez moi.
Le samedi, la journée des corvées et des couronnes : je choisis la couronne, la corvée est pour les chiffres des autres. L’hiver, les veillées sont longues et les signes nombreux : l’équation est claire.
J’ai additionné mes numéros : 105. Réduction : 6 — la douceur du gain bien réparti : réparti chez moi, d’abord. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
J’ai reçu un appel en absence à 2 h 01, d’un numéro à 3 au milieu. On ne rappelle pas le destin : il insistera.
On gagne une fois dans sa vie. Moi je dis : pourquoi pas à chaque fois, et on ajustera.
Récapitulons : samedi 3 décembre 2016, samedi, ma grille 2 - 3 - 17 - 39 - 44 et n° Chance 10. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Votre dévoué numérologiste, Jean Suissur, consultant en imminence de richesse
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.