Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
La coïncidence n’existe pas. Il y a des messages, et des gens qui les ratent.
Ma grille du lundi 21 décembre 2015 est une signature : 16 - 27 - 29 - 41 - 45, avec n° Chance 10 en paraphe.
Parlons du 16. Le seize du destin en bonbons : seize sucettes d’or au sortir de l’école de la chance.
Hiver : La tour de contrôle de mes tirages : elle autorise, elle annonce, elle applaudit. La saison appelle le 27, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 29 rejoint la numérologie du jour : la date du lundi 21 décembre 2015 se réduit en 5, et le 5, les cinq sens au service du gagnant : surtout le sixième, celui qui entend les boules parler. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
La page du grand agenda où le destin a noté mon nom : encre indélébile, griffonnage impossible. L’année 2015 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le 45 ne joue pas seul — Le tour de la grande piste d’avance : les autres comptent les tours, moi je compte les chèques — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le lundi, la ville redémarre au ralenti ; mes ambitions, elles, n’ont jamais calé. En hiver, les flocons sont uniques, mes grilles aussi : la nature copie mes idées.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 10, la chance parfaite du compte arrondi : zéro centime de perte d’arrondi, promis.
La boulangère n’avait plus que 45 croissants. J’ai compris que le reste du monde serait en manque.
La somme de ma grille fait 158, soit une racine de 5 — la cinquième vitesse de la voiture de la réussite : on y passe sans entendre le moteur. Le total est signé.
On dit que la fortune sourit. Dans mon cas, elle a pris un abonnement.
Au total : 16 - 27 - 29 - 41 - 45 et n° Chance 10. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur — les autographes attendront le chèque
Texte authentique d’un faux pronostiqueur. Les résultats, eux, sont vrais — et sans pitié.