Aux âmes bien nées du hasard, c’est-à-dire rares,
La coïncidence n’existe pas. Il y a des messages, et des gens qui les ratent.
Grille consignée au lundi 26 mai 2014, sous les auspices du lundi : 8 - 10 - 19 - 31 - 40, plus n° Chance 5.
Nous sommes au printemps, et le 8 s’y sent chez lui — L’échiquier huit par huit : le destin joue les blancs, je joue les blancs aussi, on a dit.
Sous Gémeaux, le 10 a le vent astral derrière lui — Les dix ans d’avance que j’ai sur les pronostiqueurs (je mentais avant eux). Je n’invente rien, je rapporte.
Le 19 ne joue pas seul — La minute du café prolongé : le destin reste attablé, il papote tirages avec moi — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La date du lundi 26 mai 2014 se réduit en 2, et le 2, les deux lèvres du destin qui murmurent : elles n’ont dit qu’un mot, « bientôt », on a compris : le 31 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le 40 était prévisible dès 2014 : Les quarante jours de pluie qui précèdent l’arc-en-ciel : l’arc-en-ciel est programmé. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le lundi, le courrier des réclamations afflue ; le mien sera une lettre de remerciements. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu.
Cerise sur la grille, le n° Chance : le 5, la chance des sens : on la sent venir, elle se laisse faire.
Hier, mon ticket de caisse s’est arrêté à 31 euros. J’ai encadré le ticket, évidemment.
Le premier euro du jackpot m’appelle déjà. Je ne décroche pas, par principe : on ne décroche pas devant le destin.
En résumé, pour le tirage du lundi 26 mai 2014 : 8 - 10 - 19 - 31 - 40, et n° Chance 5. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Dans le bruit des boules, une voix : la mienne, Jean Suissur, futur vainqueur (date prévue : ce tirage)
Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d’exercices : elles gagnent.