Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
Le samedi, la tournée des summums passe chez moi : je leur ouvre, ils connaissent le chemin. Au printemps, tout le monde jardine : moi je gazonne de certitudes.
Mon compteur électrique est passé à 3 juste au moment où j’y pensais. Le courant, littéralement.
J’ai arrêté mon samedi 8 mars 2014 : 3 - 14 - 23 - 43 - 47, n° Chance 9. L’arrêt est définitif, le gain provisoirement différé.
En ce samedi, le 3 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
On m’a demandé pourquoi le 14. Réponse : La tendresse du tarot et le sérieux des banques : les deux côtés de ma personnalité bancaire. Question suivante ?
Printemps : La veille des soldes du destin : les étalages sont pleins, j’entre par la porte des vainqueurs. La saison appelle le 23, je n’ai fait qu’exécuter.
La date du samedi 8 mars 2014 se réduit en 9, et le 9, la boule de billard de la fin de partie : elle est noire, elle est belle, elle tombe au fond du trou au nom du père, du fils et du portefeuille : le 43 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le 47 ? La longueur du grand fil des patientes coutures : point après point, le destin recoud ma chance — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le n° Chance verrouille le tout : le 9, la chance des neuf vies : la neuvième est en cours d’utilisation.
La chance sourit aux audacieux, dit-on. Moi elle m’a laissé son numéro de téléphone, on se parle souvent.
Bilan du samedi 8 mars 2014 : cinq numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, futur vainqueur (date prévue : ce tirage)
Ses méthodes sont innées, dit-il. Son innéité est contrôlée par le palmarès, dit le palmarès.