À quiconque a déjà dit « jamais deux sans trois » sans savoir pourquoi,
Un statisticien a calculé mes chances sur vingt ans. Il a trouvé zéro et il a eu peur de son propre calcul. Je comprends.
Grille officielle du mercredi 16 mai 2012, consignée devant témoin : 5 - 11 - 27 - 29 - 35, n° Chance 3.
La bague des fiançailles avec le hasard : diamant, or, et un soupçon d’arrogance. Et c’est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
La porte à onze chiffres du guichet du destin : elle grince, elle cède — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La tour de contrôle de mes tirages : elle autorise, elle annonce, elle applaudit. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le 29 était prévisible dès 2012 : Le jour que le calendrier prête : il ne le rend jamais, il le fait fructifier. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
La limite des cadres : au-delà, on est gagnant — je traverse. Au printemps, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le n° Chance verrouille le tout : le 3, la chance déguisée en coïncidence : je reconnais les déguisements.
Le mercredi, les messagers s’essoufflent ; Mercure, lui, connaît le raccourci jusqu’à ma boîte postale. Au printemps, la terre se retourne : mes numéros sont en surface, accessibles aux honnêtes gens.
107. Réduit à 8 : l’infini du gain : on n’en voit jamais le bout, sauf en bas. Je n’invente pas les règles, je les lis.
L’horloge de la mairie sonnait 15 heures quand j’ai fini ma grille. La mairie ne sonne jamais pour rien.
J’ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
En résumé, pour le tirage du mercredi 16 mai 2012 : 5 - 11 - 27 - 29 - 35, et n° Chance 3. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
En attendant votre reconnaissance, Jean Suissur, l’étincelle du guichet
L’équipe a un bureau, des écrans, et Jean. Jean a une conviction. Chacun son poste de travail.