Cher lecteur distrait, lisez deux fois, gagnez une fois,
On m’a proposé une émission. J’ai refusé : le destin n’est pas un plateau télé, c’est un guichet.
J’ai arrêté ma composition pour le vendredi 21 août 2026 : 8 - 18 - 23 - 30 - 45, étoiles 10 - 12. Les alternatives ont été reçues avec égards puis congédiées.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 10, la décade de la victoire : dix jours, dix signes, dix chances — la mienne compte double l’étoile 12, la douzaine du destin : on ne la vend pas à l’unité, on l’offre aux élus.
En ce vendredi, le 8 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 18 était prévisible dès 2026 : L’an neuf de la numérologie : dix-huit, c’est un et huit, et les deux sont de sortie. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Parlons du 23. L’énigme des Illuminati, qui m’ont contacté par courrier mais jamais deux fois.
La trentième marche de l’escalier de la victoire : l’escalier continue, la victoire continue. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le tour de la grande piste d’avance : les autres comptent les tours, moi je compte les chèques. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
L’horloge de la mairie sonnait 12 heures quand j’ai fini ma grille. La mairie ne sonne jamais pour rien.
À 6 h 30 précises, mon voisin a percé son mur. Le destin perce aussi, mais dans le bon sens.
Le vendredi, quand tout le monde lève le pied, moi j’appuie : c’est là que se jouent les différences. L’été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur. Août, la saison creuse pour les autres, la pleine mer pour moi.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l’avais dit ». Je le penserai très fort, c’est mieux.
Je résume pour les archives : 8 - 18 - 23 - 30 - 45, étoiles 10 - 12, le vendredi 21 août 2026. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Toujours aussi sûr de moi, Jean Suissur, très cher très sûr
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.