À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
Je ne prédis pas l’avenir : je le confirme à l’avance. C’est une subtilité qui échappe aux gens de Calendar-et-Excel.
Le mardi, la semaine prend son rythme de croisière : la croisière s’amuse, le gain attend. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin. Juin, les longues soirées sont des invitations : le destin a répondu « présent ».
Mon horoscope du journal disait « journée ordinaire ». Preuve par l’absurde que c’est tout sauf ordinaire.
Trois voitures immatriculées en 19 se sont garées devant chez moi dans la même heure. J’ai compté. Je compte bien.
J’ai laissé parler les choses : 4 - 16 - 19 - 42 - 47 et étoiles 7 - 12, dans cet ordre, sans hésiter une seconde.
Nous sommes en été, et le 4 s’y sent chez lui — La roue de secours du destin : jamais crevée depuis qu’il me connaît.
En ce mardi, le 16 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La dix-neuvième marche du podium : il reste une marche, elle est en or. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le 42 ne joue pas seul — La longueur du couloir de la gloire discrète : quarante-deux pas, aucun photographe, tout le portefeuille — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
En 2026, les numéros comme le 47 ont le vent en poupe — Les graines de la pomme du destin : j’en ai planté une, c’est un verger de billets qui a poussé — et je ne fais que suivre le vent.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 7, la sauterelle des songes : elle saute sur mes grilles l’étoile 12, la douzaine de roses du firmament : réservée, comme ma place.
Le jackpot ne se gagne pas : il se reconnaît. Et il me reconnaît de loin.
Au total : 4 - 16 - 19 - 42 - 47 et étoiles 7 - 12. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Le style, c’est moi. À bientôt, Jean Suissur, gagnant en attente d’être, mais déjà célébré
Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.