Aux optimistes, aux pessimistes, et à moi,
Gérard dit que mes grilles sont « tirées au hasard ». Gérard dit beaucoup de choses ; Gérard a encore son studio.
Pour le tirage du mardi 9 janvier 2024 : 5 - 15 - 19 - 30 - 31 et étoiles 8 - 11. C’est court, c’est dense, c’est moi.
Entre mes numéros, le 5 tient le rôle d’équilibriste — La symphonie du destin en ut mineur : elle commence fort, elle finit par moi.
Dans ma grille figure le 15. La quinzaine commerciale du destin : soldes permanents sur ma ligne, et c’est peu de le dire.
J’ai choisi le 19 parce que la date du mardi 9 janvier 2024 se réduit en 9, et le 9, l’humanitarisme du gagnant : je donnerai, oui, après avoir compté deux fois. Le 19 est cet esprit incarné.
Le rendez-vous des triples couronnes : triple numéro, triple saison, triple promesse. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
La nuit des comptes : le destin compte, moi aussi, et nous comptons la même chose. L’année 2024 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Je fais toujours la somme de la date. Le mardi 9 janvier 2024 donne 9, et 9 signifie ceci : l’humanitarisme du gagnant : je donnerai, oui, après avoir compté deux fois. Je n’invente rien.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. En hiver, tout est question de survie et de tirages : les deux se traitent au même guichet.
Les étoiles en appui orbital : l’étoile 8, la fortune couchée à l’horizontale : infiniment plus proche de ma poche l’étoile 11, la jumelle de ma patience : elles se retrouvent au guichet.
Une pie s’est posée à 15 mètres de moi. Une seule. Elle est repartie d’un pas décidé.
Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.
Récapitulons : mardi 9 janvier 2024, mardi, ma grille 5 - 15 - 19 - 30 - 31 et étoiles 8 - 11. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, le hasard n’a qu’un client fidèle
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.