À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Les gens rangent leur vie dans des dossiers. Moi je range mes certitudes : elles prennent une armoire.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. En hiver, le destin allume le chauffage chez qui il aime : il aime chez moi, c’est noté au compteur.
Ce vendredi 23 décembre 2022, je présente 31 - 34 - 39 - 41 - 50 — étoiles 1 - 5 gardant la porte.
Le 31 était prévisible dès 2022 : Le dernier carreau du calendrier : la frise s’arrête, ma grille non. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le vendredi porte la signature du 34 : Le compte du poème des grilles fidèles : trois strophes de patience, une de paiement. Le calendrier approuve, je coche.
Le degré du miel bien récolté : épais, doré, à peine tenu par la cuillère. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Dans ma grille figure le 41. Le degré du café du réveil du destin : serré, noir, déjà au courant de mes grilles, et c’est peu de le dire.
Le 50 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 23 décembre 2022 se réduit en 5, et le 5, la quinte flush des émotions : elle se joue en famille, à côté des boules qui regardent. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 1, l’éclat des départs : elle part, je pars, tout roule l’étoile 5, la queue de la Grande Ourse que personne ne voit — moi je l’ai vue.
Certains croient au travail, d’autres aux étoiles. Moi je crois aux deux, avec un léger avantage aux étoiles, qui ne demandent pas de CV.
Récapitulons : vendredi 23 décembre 2022, vendredi, ma grille 31 - 34 - 39 - 41 - 50 et étoiles 1 - 5. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Les yeux vers le ciel, la main vers le guichet, Jean Suissur, la chance a mes coordonnées
L’équipe a un bureau, des écrans, et Jean. Jean a une conviction. Chacun son poste de travail.