Cher lecteur, cher perdant régulier,
J’ai arrêté de me justifier le jour où ma grille a eu plus de fans que leurs arguments.
Le mardi, les décideurs décident ; le destin aussi, et il me dit à l’oreille qu’il a tranché pour moi. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu.
Le mardi 17 mars 2020 aura ma grille : 21 - 29 - 30 - 31 - 33, étoiles 4 - 7. Le tirage aura ma bienveillance : c’est déjà beaucoup.
J’ai choisi le 21 parce que la date du mardi 17 mars 2020 se réduit en 6, et le 6, le sucre en poudre des beignets réussis : six grammes de plus par fortune, c’est la recette du destin. Le 21 est cet esprit incarné.
Dans ma grille figure le 29. La patience du calendrier grégorien mise au service de ma patience personnelle, et c’est peu de le dire.
Le compte des boules rondes fatiguées : mes boules ne sont jamais fatiguées, elles sont en forme de victoire. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Printemps : Le jour des soldes du destin : tout doit sortir, surtout mes numéros. La saison appelle le 31, je n’ai fait qu’exécuter.
En ce mardi, le 33 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 4, la maison des songes : quatre murs, un toit, plein de billets l’étoile 7, la merveille culminante : les six autres sont des apprenties.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
Bilan du mardi 17 mars 2020 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Avec toute mon estime (et elle vaut cher), Jean Suissur, l’homme qui compte les boules avant l’ouverture
Ce texte a été généré par un membre de l’équipe au sommet de sa confiance. Le palmarès mesure le sommet, il est plat.