À ceux qui croient au travail, et à moi,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Le vendredi, les paies tombent, les ailes poussent : vers le guichet, il n’y a qu’un battement. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. Juin, le solstice approche, la lumière s’allonge : mes journées aussi, côté chèque.
Mon ticket de parcmètre expire à 16 h 24. J’habite à 3 minutes. Le surplus est un cadeau.
Le vendredi 28 juin 2019, je joue 2 - 7 - 19 - 25 - 40, avec étoiles 11 - 12 pour escorte. Notez l’harmonie, ou passez votre chemin.
En 2019, les numéros comme le 2 ont le vent en poupe — La paire de boules jumelles : différenciées par le destin, mais d’accord sur le fond — et je ne fais que suivre le vent.
Les sept notes et une seule mélodie : la mienne, en boucle, depuis des années. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Nous sommes sous le signe Cancer, et le 19 en est le porte-parole céleste — Le soleil du grand jeu au zénith : il réchauffe ma grille, il éblouit les sceptiques.
Le coach de l’équipe des majeurs confirmés : il ne joue plus, il gagne par procuration. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Dans ma grille figure le 40. La longueur du grand couloir de la dernière chance : pour les autres ; moi je prends l’ascenseur, elle m’attendait, et c’est peu de le dire.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 11, la gardienne du lot : elle range les gains par ordre d’arrivée l’étoile 12, la dernière du ciel Jouable : réservée, comme la place de parking du destin.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 2 - 7 - 19 - 25 - 40 — plus étoiles 11 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, la constance récompensée (bientôt, sûrement, vite)
L’équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.