Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
Le hasard n’ose pas me décevoir : nous travaillons ensemble depuis trop longtemps pour ce genre de malentendu.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre.
Ma combinaison du vendredi 26 avril 2019 tient en une ligne : 20 - 21 - 35 - 37 - 50 et étoiles 3 - 9. Les lignes suivantes ne font que l’expliquer aux moins doués.
Le 20 ne joue pas seul — La langue du destin quand il compte : il compte juste, il compte vite, il compte pour moi — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le point de départ des grandes marées : deux fois par jour, la mer se retire et me rapporte ce qu’elle a pris ailleurs. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le 35 ? La ceinture du grand manteau du destin : bien serrée, rien ne tombe, tout se garde — je l’ai intégré en connaissance de cause.
J’ai choisi le 37 parce que la date du vendredi 26 avril 2019 se réduit en 6, et le 6, les six sens du gagnant expérimenté : le septième, on le garde pour les jours de trop plein. Le 37 est cet esprit incarné.
Nous sommes sous le signe Taureau, et le 50 en est le porte-parole céleste — Le rang de la perle du grand collier des dizaines rondes : les autres brillent, celle-là décide.
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 3, le triangle du ciel profond : ce qui est profond finit par remonter l’étoile 9, la neuf-vies céleste : neuf vies, neuvième tirage, neuvième victoire.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d’une conférence de presse sobre. Probablement.
Fiche du vendredi 26 avril : 20 - 21 - 35 - 37 - 50 et étoiles 3 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Toujours dernier au classement, toujours premier dans mon cœur, Jean Suissur, en licence d’immortalité
Le site ne partage pas forcément les opinions de Jean Suissur. Ni ses numéros.