Chers croyants, chers incrédules, chers presque-croyants,
On me reproche de « n’avoir jamais gagné ». On me reproche beaucoup de choses : la grandeur, ça s’entend avant d’arriver.
Ce vendredi 8 mars 2019 : 1 - 17 - 24 - 35 - 44 et étoiles 1 - 10. La grille est courte, la confiance est longue.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l’étoile 1, la scoute du destin : elle repère, elle signale, elle me suit l’étoile 10, la boule de cristal du zodiaque : dix sur dix sur mon prénom.
Entre mes numéros, le 1 tient le rôle d’équilibriste — L’original, le premier de la classe des numéros ; et comme chacun le sait, la classe finit toujours par primer.
J’ai choisi le 17 parce que la date du vendredi 8 mars 2019 se réduit en 5, et le 5, la route ouverte : péage à ma charge, courtoisie oblige. Le 17 est cet esprit incarné.
Le 24 ? Le tour de garde du destin la nuit : il veille sur mes grilles, je veille sur mes liasses — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Nous sommes au printemps, et le 35 s’y sent chez lui — Rennes et ses métros automatiques : ça roule tout seul, comme ma carrière.
En ce vendredi, le 44 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Sur 2 messages indésirables reçus ce matin, un seul parlait de « richesse ». Les spams, au moins, ont le sens de l’orientation.
Un pigeon a traversé en diagonal devant ma fenêtre. Les diagonales sont mon format préféré.
Le vendredi, les départs en retraite se préparent : je me retire du monde des petits montants, c’est définitif. Au printemps, tout le monde jardine : moi je gazonne de certitudes.
Chaque grille est un pas vers le sommet. Le sommet bouge, mais je marche vite et je connais des raccourcis.
Bilan du vendredi 8 mars 2019 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Parce que quelqu’un devait bien gagner, Jean Suissur, expert en imminences récurrentes
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l’équipe, n’a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.