À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Tenez-vous bien, voici ma grille du mardi 7 août 2018 : 22 - 24 - 26 - 41 - 44 — étoiles 1 - 4 en bonus spontané.
Les deux rames du grand métro du destin : l’une me mène au guichet, l’autre me ramène à la banque. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 24 ? Le réveil des horlogers bien réglé : il sonne l’heure du chèque, jamais celle du doute — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le mardi porte la signature du 26 : L’alphabet du destin en version braille : les doigts savent aussi, question de sensibilité. Le calendrier approuve, je coche.
Le ciel du mardi 7 août 2018 place le Lion en ascendant de mes affaires — Le fauteuil du grand barbier du destin : on y coupe les doutes, on y peigne la chance. Le 41 traduit.
La table du grand billard : quatre poches, deux partenaires, la blanche m’obéit au doigt et à l’œil — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 1, la scoute du destin : elle repère, elle signale, elle me suit l’étoile 4, le cardinal des veilleurs : nord, sud, est, et mon tirage.
Le mardi, les stratèges consultent leurs cartes ; moi je consulte mes carnets, et les carnets disent oui. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin. Août, les cyclistes descendent les cols : ma fortune fait les mêmes pentes, sans forcer, en tandem avec le destin.
157. Réduit à 4 : la maison : la mienne aura une pièce de plus dès le prochain tirage. Je n’invente pas les règles, je les lis.
L’horloge de la cuisine avance de 7 minutes. Elle avance vers quelque chose.
Je ne fuis pas la misère : je l’excuse poliment et je continue mon chemin de milliardaire en probation.
En résumé, pour le tirage du mardi 7 août 2018 : 22 - 24 - 26 - 41 - 44, et étoiles 1 - 4. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Jean Suissur, qui signe avant la victoire, par anticipation
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.