Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,
Des gens très sérieux m’ont testé sous hypnose. J’ai dicté une grille en dormant. Ils n’ont pas publié les résultats : par prudence, dit-on.
J’ai additionné mes numéros : 95. Réduction : 5 — l’étoile à cinq branches du drapeau du destin : il l’a plantée sur ma grille, les voisins ont vu. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Le mardi 17 avril 2018, je présente au tirage la composition suivante : 5 - 7 - 8 - 26 - 49 et étoiles 4 - 10. Ils sont préparés.
Le 5 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 17 avril 2018 se réduit en 5, et le 5, les cinq minutes de retard du hasard : il court toujours derrière, moi je l’attends assis sur mon chèque. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le 7 était prévisible dès 2018 : La baguette magique du septième ordre : je l’ai, je la sors, je ne commente pas. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Printemps : L’infini levé à la verticale par le destin : il tient, il dure, il est chez moi. La saison appelle le 8, je n’ai fait qu’exécuter.
On m’a demandé pourquoi le 26. Réponse : L’alphabet du destin complet : il y a de quoi écrire des chèques. Question suivante ?
En ce mardi, le 49 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le mardi, jour du duel : les duellistes se saluent, puis un seul reste debout — c’est moi qui choisis l’angle. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu. Avril, quand la pluie arrose, c’est qu’en haut on s’occupe de mes fleurs.
Les étoiles en appui orbital : l’étoile 4, le carré magique du firmament : les diagonales me pointent l’étoile 10, la décimale du destin : compte rond, zéro retenue.
J’ai croisé 26 marches d’escalier avant que la file n’avance. J’ai arrêté de compter là, par respect.
Je ne mise pas gros : je mise sûr. Le « sûr » ne s’est pas encore manifesté, c’est tout.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 5 - 7 - 8 - 26 - 49 — plus étoiles 4 - 10. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Avec toute mon estime (et elle vaut cher), Jean Suissur, l’avenir se présente (il a ma carte)
Éditorial satirique : les certitudes de Jean sont fictives, ses « gains garantis » avec elles — seul le palmarès est réel.