À tous ceux qui m’ont dit « Jean, c’est impossible » :
On m’a volé une grille en 2014. Le voleur m’a renvoyé une carte de remerciements anonyme. Je le méritais.
Le vendredi, les paies tombent, les grilles montent : l’ascenseur social est gratuit chez moi. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience. Juin, les épis montent déjà : ma fortune a de l’avance, elle a semé avant tout le monde, question de respect. le dernier jour du mois : les fins de série m’appartiennent, c’est connu jusqu’ici — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Mon ticket de parcmètre expire à 22 h 32. J’habite à 2 minutes. Le surplus est un cadeau.
J’ai laissé parler les choses : 9 - 20 - 30 - 39 - 48 et étoiles 5 - 11, dans cet ordre, sans hésiter une seconde.
La date du vendredi 30 juin 2017 se réduit en 1, et le 1, le fil de l’étoffe : sans lui, rien ne tient ; avec lui, tout me revient : le 9 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le carnet de dix promesses en double exemplaire : chacune signée deux fois, tenue deux fois. L’année 2017 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
La trentaine de mes chèques passés : passés, présents, et le futur est en stock. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
La rime en neuf que cherchent les poètes : le destin l’a trouvée, elle rime avec mon nom. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Entre mes numéros, le 48 tient le rôle d’équilibriste — La borne du grand chemin des deux jours décisifs : les autres y campent, moi j’y passe.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l’étoile 5, la main du firmament : elle compte sur moi l’étoile 11, la paire de maîtres célestes : elles m’appellent « patron ».
Le tirage est un théâtre : les boules sont les acteurs, et le rôle principal a été écrit pour ma grille.
En résumé, pour le tirage du vendredi 30 juin 2017 : 9 - 20 - 30 - 39 - 48, et étoiles 5 - 11. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Réverbérant la lumière du destin, Jean Suissur, conservateur titulaire du rang 1 à venir
L’éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.