Cher confrère du dimanche,
Les gens raisonnables m’expliquent chaque semaine que mes grilles sont « aléatoires ». C’est exactement ce que l’univers veut que vous croyiez.
Au vendredi 3 février 2017, je présente fièrement : 11 - 12 - 16 - 20 - 45, étoiles 8 - 12. La fierté est un carburant homologué.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 8, la clé octogonale du firmament : elle ouvre ce que les autres verrouillent l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
Le 11 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 3 février 2017 se réduit en 6, et le 6, le chœur à six voix des boules assagies : elles répètent en coulisse, la première est toujours d’accord. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le zodiaque entier de service sur ma grille : aucune maison contre moi — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 16 était prévisible dès 2017 : La seize du destin en format poche : poche pleine, poche gagnante. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le ciel du vendredi 3 février 2017 place le Verseau en ascendant de mes affaires — L’heure du journal du destin : à vingt heures, toutes les familles apprennent qui a gagné. Le 20 traduit.
Entre mes numéros, le 45 tient le rôle d’équilibriste — Cinq neufs empilés : l’accomplissement en tour, visible de loin.
Le portique du supermarché a bipé 9 fois à mon passage. Il ne s’excite pas pour rien, ce genre d’appareil.
Le vendredi, la veille du repos — et le tirage est mon repos, comptez plutôt. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit. Février, les saint-valentin des autres consomment des roses ; la mienne consomme des zéros, et ça dure plus longtemps.
Les gens parlent de « chance sur des millions ». Moi je parle de rendez-vous. Le rendez-vous est fixé, ils n’ont qu’à venir.
Bilan du vendredi 3 février 2017 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Délicieusement certain, Jean Suissur, premier de la grille au finish
Jean Suissur écrit ses certitudes ici. Ses gains, eux, s’écrivent ailleurs — rarement, pour l’instant.